Bonjour,
Bienvenue Gibet, merci pour ton soutien

. Ton message a le mérite d'être clair et quand tu dis : "
qu'on ne peut pas dire ça n'arrive qu'aux autres", tu as résumé l'essentiel.
Il y a 3 ans, je croyais moi aussi que ça n'arrivait qu'aux autres. Mon Amour m'avait dit, ce matin-là en partant :"à ce soir" et sans le vouloir, il a pris "le chemin des étoiles". Il conduisait une moto sportive VFR 850. Dans un virage, des travaux mal signalés (expertise à l'appui), l'ont contraint à se coucher pour éviter le camion de l'entreprise impliquée et sans doute un véhicule venant en sens inverse. Il roulait entre 50 et 69 kms à l'h avant freinage (conclusions de l'expertise) et il a été projeté contre les barrières en bois qui bordaient la route ( de véritables guillotines). Et là on réalise que l'enfer existe...
Mon Amour reste conscient jusquà l'arrivée des pompiers et du SAMU... sur place : amputation totale de la jambe gauche, transport en hélicoptère, urgences, attente interminable des médecins, pronostic alarmant, hémorragie en continu (38 poches de sang environ en 48 h)amputation de la jambe droite envisagée... et l'espoir qui s'envole...
16H30 mercredi 25 août 2004, tout est fini. Jean-Louis a froid et je ne comprends pas. Je veux le réchauffer mais on m'entraîne dans une pièce à côté. Mes filles, ma soeur, ma famille, mes amis...pourquoi pleurent-ils ?... des médecins, des infirmières...où sont mes petits enfants, mes petits amours ?..."Papi Moto" va être si content de les voir tous les 3... et puis bientôt on va tous rentrer à la maison...( CA N'ARRIVE QU'AUX AUTRES......................)
Je suis désolée Gibet

. Moi qui te souhaitais la bienvenue...
Mais c'est aussi ça SMA : pouvoir se confier sans être juger et écrire ce qu'on n'ose pas dire...(même si on l'a écrit bien souvent sur le forum...

)
Je dois me ressaisir sinon je repars dans le mauvais sens.
Merci, merci à toutes et tous.
Bonne journée.
DOMINIQUE.

je sais Calimero, ici aussi il pleut....
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Au plus fort de l'hiver, j'ai enfin compris qu'il existait en moi un invincible printemps. (Albert CAMUS)